Montreal lieux historiques

La ville sur le fleuve Plus d'un million de Montréalais et de Montréalaises habitent la ville de Montréal. Toutefois, il faut presque doubler ce nombre pour tenir compte de la population totale de l'île, qui est découpée en une trentaine de municipalités. Quant à la population de la grande région métropolitaine de Montréal, elle dépasse aujourd'hui les 3,5 millions de personnes. Une ville jeune Première ville en importance au Québec, Montréal a été fondée sur une île il y a plus de trois siècles et demi. Tout en étant six fois plus jeune que Paris; vingt fois plus jeune que l'Égypte, Montréal est néanmoins l'une des plus vieilles villes de l'Amérique du Nord. Jamestown, Québec, New York et Trois-Rivières sont nées avant elle, mais elle est plus ancienne que Niagara, Chicago, Pittsburgh, Dulhut, Mobile, Biloxi, Nouvelle-Orléans ou Galveston dont les bases ont été jetées par des aventuriers montréalais accompagnés de guides presque toujours amérindiens. C'est à Montréal qu'on créa les premières banques, la première bourse, le premier chemin de fer, les premiers canaux, la première chambre de commerce, le premier gratte-ciel, la première station de radio au pays. C'est ici encore, parce qu'on aimait bien vivre, qu'on construisit les premières grandes patinoires, les plus beaux hôtels, les premiers vrais restaurants, les premières grandes salles de spectacles et les premiers centres d'exposition. Porte d'entrée sur le continent Montréal doit son essor économique à sa position sur le Saint-Laurent. Explorant ce cours d'eau une soixantaine d'années après Jacques Cartier, Samuel de Champlain constatait déjà que le fleuve constituait une fabuleuse porte d'entrée vers le centre du continent nord-américain. C'est de Montréal que les explorateurs français et canadiens sont allés conquérir l'Amérique, créant une chaîne de forts et prenant possession de territoires s'étendant jusqu'au Mississippi et en Louisiane. Au XIXe siècle, les Montréalais exploitaient plus efficacement la croissance des marchés d'exportation en jetant les bases du premier port de mer intérieur de ce continent le plus grand au monde en l'an 2000. Le développement de l'agriculture dans les provinces de l'Ouest stimulant encore le commerce extérieur, Montréal se dota d'un premier pont (Victoria), pivot de l'un des premiers et des plus importants réseaux ferroviaires en Amérique du Nord. Jusqu'au début des années 1960, Montréal était la métropole économique du Canada. Aujourd'hui, 70 % de l'activité économique québécoise se concentre dans la région métropolitaine de Montréal qui entretient quatre grandes universités, encourage l'esprit scientifique, le génie créateur, le talent artistique, le savoir-faire d'entreprise et l'enthousiasme particulier de sa population. Des industries de pointe telles que l'aéronautique, l'aérospatiale, la biotechnologie, le multimédia et les télécommunications sont réunies dans la grande région de Montréal. On dit qu'elle est la seule ville au monde où l'on puisse, sans en sortir, concevoir, construire et faire décoller un avion ! Les nouveaux Montréalais Fondée par des Français, Montréal a changé de visage après 1764 et la cession définitive de la Nouvelle-France à l'Angleterre. L'arrivée de sujets britanniques et l'industrialisation lont imprégnée d'institutions et d'industries d'inspiration anglo-saxonnes. Celles-ci ont confèré à la ville un caractère franco-britannique et imposé un bilinguisme équilibré au cours des années 1970 par l'adoption de lois favorisant l'usage du français. La vitrine de Montréal La vitrine de Montréal témoigne de la diversité ethnique de la ville que les Montréalais de souche et les nouveaux Montréalais ont transformée en métropole culturelle. Depuis plus de 20 ans, les artistes et les touristes du monde entier s'y donnent rendez-vous pour profiter des festivals de chanson, cinéma, danse, humour, jazz, musique et des activités sportives ? Grand Prix du Canada de Formule I, football, baseball, hockey, Internationaux de tennis ?, qui s'y succèdent à longueur d'année. Architecture, monuments, temples, cimetières, témoignent d'une réalité aux antipodes du projet apostolique des fondateurs qui, quelques années avant qu'elle soit fondée, ont conçu le petit poste de Ville-Marie (Montréal) comme une colonie exclusivement réservée aux Français catholiques. Le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal Le Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal a été inauguré en 1992 sur le premier site montréalais habité, la place Royale, aussi connue sous le nom de Pointe-à-Callière. Les recherches archéologiques ont livré des artefacts témoignant de l'évolution de ce site qui, depuis la préhistoire jusqu'au XXe siècle, a toujours été un lieu d'échange et de commerce. Entre autres activités, le musée propose une exposition permanente spectaculaire, évoquant les périodes et les types d'occupation du secteur, y compris les travaux de canalisation de la petite rivière Saint-Pierre. La chapelle Notre-Dame de Bonsecours En 1657, Marguerite Bourgeoys, future fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame, rallie les Montréalais autour d'un projet de chapelle de procession située à la limite est de la palissade qui entoure la ville. Placée sous la protection Notre-Dame de Bonsecours, la chapelle n'est pas achevée. Les travaux reprennent en 1672, quand Marguerite Bourgeoys revient de France avec une statuette miraculeuse offerte à Ville-Marie par l'un de ses bienfaiteurs. Inauguré le 15 août 1678, le bâtiment est réduit en cendres en 1754. La chapelle actuelle a été inaugurée en 1773. Des travaux de restauration et des recherches archéologiques effectués en 1997 et en 1998 ont conduit à la mise à jour de vestiges. Le Musée Marguerite-Bourgeois Situé à côté de la chapelle de Notre-Dame-de-Bonsecours, le musée a été ouvert en 1951 avec une unique salle. Entièrement réaménagé en 1996-1997, suite aux fouilles effectuées dans la chapelle, il a réouvert en 1998 avec neuf salles. Il est dédié à la première « institutrice » de la Nouvelle-France. Originaire de Troyes en Champagne, Marguerite Bourgeoys, qui est membre de la congrégation de Notre-Dame, arrive à Montréal en 1653. Elle ouvre une première école en 1658 dans une étable et s'occupe aussi bien des enfants que des mères en couches ainsi que des amérindiennes. Elle meurt le 12 janvier 1700 à l'âge de 79 ans. Elle est canonisée par le pape Jean-Paul II en 1982. Des neuf salles du musée, quatre : la salle des figurines, la salle de Troyes et la salle de la congrégation, la salle du vrai portrait, racontent la vie et les actions de Marguerite Bourgeoys au sein de la colonie ; quatre autres : la crypte, la salle des découvertes, la galerie, la tour, évoquent les différentes chapelles dédiées à Notre-Dame et les objets trouvées lors des fouilles, la vie à Montréal à l'époque de la Nouvelle-France, les dangers de la navigation au XVIIIe siècle ; la dernière : le belvédère permet d'admirer le superbe panorama offert sur le Vieux-Port. Le marché Bonsecours Le marché Bonsecours est né au XIXe siècle du désir des Montréalais de libérer l'actuelle place Jacques-Cartier, des halles qui l'encombraient. Le site choisi est celui du bassin du marché (bassin Jacques-Cartier), où les éleveurs et les maraîchers de Sorel, Varennes, Longueuil et Laprairie avaient l'habitude d'accoster. La taille imposante du marché a été dictée par le projet d'y établir l'hôtel de ville, les services municipaux et des salles publiques. Il a été inauguré en 1849, trois ans avant la fin officielle des travaux. Son nom a été choisi pour immortaliser celui de la chapelle voisine qui devait être démolie pour laisser place à une voie ferrée. Abandonné par les agriculteurs et les poissonniers après 1930, le marché Bonsecours est ouvert aux visiteurs auxquels expositions et services sont offerts. La tour du Souvenir ou tour de l'Horloge La tour de l'Horloge, de son vrai nom tour du Souvenir, a été érigée en 1919, pour souligner la participation de la marine marchande canadienne et des marins canadiens au premier conflit mondial. En 1952, la dédicace de la plaque commémorative a été modifiée pour honorer les marins qui ont perdu la vie au cours de la Deuxième Grande Guerre. La tour est plus qu'un monument commémoratif. Grâce à ces quatre cadrans lumineux, elle a symbolisé le phare traditionnel et souligné l'importance du port de Montréal, premier centre maritime électrifié au monde. L'église Notre-Dame La première chapelle paroissiale a été construite en 1644 sur la place Royale. Après l'abandon de ce site, les Montréalais s'établissent en bordure de la rue Saint-Paul où Jeanne-Mance fait édifier son Hôtel-Dieu qu'elle dote d'une chapelle, consacrée à la Vierge et à saint Joseph, patron de l'hôpital. Complété en 1659, l'humble bâtiment ne répond bientôt plus aux critères des sulpiciens, seigneurs de Montréal, qui veulent une église paroissiale vaste et bien visible. Construite rue Notre-Dame, de 1672 à 1683 environ, elle remplit son rôle jusqu'en 1829 alors que l'actuelle église Notre-Dame qui fait face à la place d'armes, est inaugurée. Conçue par l'architecte James O'Donnell, l'église pouvant accueillir 10 000 fidèles, a été pendant longtemps le plus vaste immeuble jamais construit en Amérique du Nord. Jacques Cartier à Hochelaga : le site Dawson Au mois de novembre 1860, un entrepreneur creuse le sol à l'angle des rues Sherbrooke et Metcalfe. Le hasard veut qu'il dégage alors des squelettes et divers objets en os, pierre et poterie. John William Dawson, alors principal du collège McGill, analyse les reliques à partir desquelles il développe l'hypothèse qu'il s'agit là des traces de la bourgade décrite par Jacques Cartier. Signalé par une plaque commémorative apposée sur une roche, en face de l'Université McGill, le site Dawson occupe le quadrilatère fortement urbanisé formé par les rues McGill, Metcalfe, Sherbrooke et le boulevard de Maisonneuve. Une partie des artefacts découverts en 1860 sont conservés au Musée McCord d'histoire canadienne. Le parc du mont Royal Jacques Cartier est le premier Européen connu à s'être rendu au sommet du mont Royal. Au XIXe siècle, plusieurs propriétaires privés s'y sont établis. L'un deux ayant abattu les arbres d'un boisé, un tollé s'élève dans la ville, entraînant la transformation de la montagne en parc public destiné aux classes laborieuses. En 1875, après avoir dépensé un million de dollars pour l'expropriation des terrains, Montréal confiait l'aménagement paysager à Frederick Law Olmsted, le créateur de Central Park, à New York. Le 24 mai 1876, l'inauguration du parc du mont royal était soulignée par une salve de canons tirée de l'île Sainte-Hélène. Aux sentiers et aux belvédères aménagés à cette époque, se sont ajoutés, pendant et après la crise économique de 1929, le lac des Castors, un chalet et un restaurant. La croix lumineuse Entourée de tours de transmission, la croix du mont Royal a deux sources. La première est associée à la fondation de Montréal. Le 25 décembre 1642, une crue menace de détruire les bâtiments de la place Royale. Le gouverneur de Maisonneuve se jette à genoux en implorant Dieu de stopper l'inondation, miracle par lequel il verrait un signe d'approbation du projet de Ville-Marie. Les eaux s'étant immédiatement retirées, Maisonneuve va respecter sa promesse d'élever une croix sur le mont Royal. Le 6 janvier 1643, suivi des pionniers, il porta lui-même la croix vers la montagne. Marguerite Bourgeoys la fit remplacer en 1653, mais elle était depuis longtemps disparue en 1924. Cette année-là, les écoliers montréalais entreprirent une collecte en vue d'élever une croix qui dominerait le flanc est de la montagne, celui où vivait une majorité de descendants des pionniers français. La croix a été illuminée pour la première fois, le 24 décembre 1924. Le Musée des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal Précédées par Jeanne Mance, une laïque, les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph débarquent à Ville-Marie en 1659. Elles s'établissent rue Saint-Paul où un hôpital de six lits, situé rue Saint-Paul, près de l'actuelle rue Saint-Sulpice, les attend. Incendié en 1695, 1721 et 1734, l'hôpital a, chaque fois, été reconstruit au même endroit, mais en 1861, il est déplacé vers le nord-ouest de la ville, à flanc de montagne. C'est là qu'un musée moderne a ouvert ses portes en 1992, à l'occasion du 350e anniversaire de la fondation de Montréal. Les Mosaicultures Le secteur du Parc des Écluses est un des plus anciens du port de Montréal. Il est relié par chemin de fer aux autres secteurs du port, un lien essentiel qui assure l’accès ferroviaire du CN au réseau du port. Le secteur accueille également quantité d’activités industrielles non portuaires, le siège social de l’administration portuaire ainsi que le silo à grain No 5. Il a été construit en quatre phases entre 1906 et 1958. Il servait à stocker du grain en provenance de l’ouest canadien et à destination de l’Europe; Il a cessé toutes activités il y a plus de dix ans. Le Silo n° 5, construit intégralement en béton armé, est très vaste : 200 mètres de long, 16 mètres de large et 45 mètres de hauteur en son point le plus haut. La Maison Saint-Gabriel En 1662, Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondateur et gouverneur de Ville-Marie, donne une terre à Marguerite Bourgeoys et aux célibataires qu'elle a recrutées pour dispenser l'enseignement à Ville-Marie. Transformée en domaine agricole, cette terre produit des revenus qui permettent aux pionnières de ce qui deviendra la Congrégation de Notre-Dame, de survivre. Restaurée à deux reprises depuis 1960, la Maison Saint-Gabriel présente le contexte authentique de l'habitat des fondatrices et de leurs hôtes de la première heure, les « filles à marier » et les « filles du roy ». Le Musée d'Youville Rue Saint-Mathieu, dans l'ouest de Montréal. Quelques marches, un porche. Derrière une vitre, une religieuse chargée d'orienter les visiteurs. Pour voir le musée et le centre dont l'accès est gratuit, il faut attendre un guide. Quelques minutes suffisent pour être envahi par l'atmosphère des couvents d'hier. Nous sommes ici dans la seconde maison-mère des Soeurs de la Charité où ont été rapatriés la plupart des objets associés à la vie et à l'oeuvre la fondatrice de Soeurs grises. On visite ce lieu en se souvenant qu'il ne répond pas aux critères actuellement en vigueur dans les musées mais, qu'à cause de cela précisément, on y sera touché par la candide dévotion des sours envers leur fondatrice et leur histoire. Il faut visiter la chapelle de l'architecte Victor Bourgeau, mais surtout le cimetière aménagé sous la chapelle. Ce lieu d'émotion unique, constitue l'élément choc de la visite. Le Centre d'histoire de Montréal Abrité dans une ancienne caserne de pompiers sur la Place d'Youville, le Centre d'histoire reconstitue de manière interactive l'histoire de Montréal de sa fondation en 1642 à nos jours. Maquettes, objets anciens, décors d'époques, restituent les atmosphères des différentes étapes de l'histoire montréalaise. Il a été complètement rénové à la fin 1999. Il offre également des activités pour les publics scolaires et des visites guidées dans le Vieux-Montréal. L'oratoire Saint-Joseph C'est à un membre de la congrégation religieuses de Sainte-Croix, portier au collège Notre-Dame, situé dans le quartier Côte-des-Neiges, que l'on doit ce monument sans lequel Montréal ne serait pas vraiment Montréal. Parce que des malades ont guéri après avoir prié Saint-Joseph sur ses recommandations, le frère André se fait vite une réputation de « thaumaturge » et très vite sa loge de portier, au collège, devient un peu étroite pour recevoir des visiteurs de plus en plus nombreux. Il lui faudra attendre 1904 pour les recevoir dans une petite chapelle construite en face du collège. En 1916, on inaugure une église, la crypte actuelle puis c'est la basilique dont la construction est lancée en 1924. Elle sera finalement inaugurée, après bien des problèmes, le 19 mars 1955. Aujourd'hui l'Oratoire reçoit plus de 2 millions de visiteurs par an et Frère André, mort en 1937 et béatifié en mai 1982 y attire toujours des fidèles. On peut d'ailleurs y voir son coeur ! Le Musée David M.Stewart (île Sainte-Hélène) Il se trouve à l'intérieur du fort de l'île, un complexe militaire construit en 1824 par les Britanniques pour contrer d'éventuelles attaques américaines. Il renferme plus de 25 000 objets répartis entre différentes collections, dont l'une des plus importantes collections du Canada sur l'histoire de la Nouvelle-France. Il présente également tout au long de l'année diverses expositions thématiques. Le Musée McCord Situé sur la rue Sherbrooke, le musée a été inauguré en 1921 en présentant la collection de David Ross McCord, dont l?ambition était de rendre l?histoire accessible à tous. Aujourd?hui, le musée renferme plus de 850 000 objets, images et manuscrits sur l?histoire sociale du Canada, la plupart couvrant la période s?étalant entre 1800 et 1945. On y trouve également, entre autres, deux des plus importantes collections du Canada, les archives photographiques Notman, connue dans le monde entier, et la collection de peintures et d?estampes ainsi que la plus importante collection ethnologique et archéologique du Québec. Le château Ramezay Construit en 1705 par Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal, le château, situé dans le Vieux-Montréal, a servi de résidence aux gouverneurs-généraux de l'Amérique du Nord britannique jusqu'en 1849. C'est aujourd'hui un musée dont la riche collection de plus de 20 000 pièces évoque l'histoire de Montréal et du Québec de la préhistoire amérindienne au début du XXe siècle. C'est l'un des quatre plus vieux musées privés d'histoire du Québec et le premier bâtiment à avoir été classé monument historique par le gouvernement de la province Le Musée des beaux-arts Situé sur la rue Sherbrooke, le musée des beaux-arts fut inauguré en 1912, grâce à l'appui financier d'un groupe de riches collectionneurs montréalais réunis en association, l'Art Association of Montréal. Des ailes et des pavillons seront progressivement rajoutés au bâtiment original jusqu'en 1991. C'est aujourd'hui un des grands musées d'art au monde qui renferme plus de 25 000 objets répartis en plusieurs collections : l'art canadien, l'art contemporain, l'art inuit et amérindien, les dessins et estampes, les arts décoratifs, les maîtres européens. Il présente également plusieurs expositions temporaires tout au long de l'année. Le centre iSci Dédié aux sciences et aux technologies, le centre iSci a ouvert en mai 2000 dans le Vieux-Port de Montréal. Trois grandes salles d'expositions interactives, le labo vie, le studio d'information et l'usine matière, présentent toutes les innovations technologiques et scientifiques des 12 secteurs industriels de pointe au Québec et au Canada dont l'aérospatiale, l'énergie électrique, l'informatique, le ressources naturelles, les télécommunications, etc. De nombreuses activités s'articulant autour de ces innovations sont offertes pour toute la famille. On peut jouer, manipuler, simuler et expérimenter, participer à un film interactif sur écran géant ou encore assister à une séance dans le cinéma IMAX du centre. Le Jardin botanique Fondé en 1931, c'est l'un des plus importants au monde. Une superficie de 75 ha, 10 serres d'exposition, une trentaine de jardins d'extérieur, 21 000 espèces et variétés de plantes provenant du monde entier. On peut y voir entre autres, le jardin japonais, le jardin chinois et la Maison de l?arbre ainsi qu'une roseraie de 10 000 rosiers. L'hiver, le jardin est ouvert aux skieurs de fond et on peut aller oublier le froid en visitant les serres. Le Stade olympique Construit pour les XXIe Jeux Olympiques de 1976, il accueille aujourd?hui manifestations sportives et salons et sert de « résidence » à l'équipe locale de Baseball, Les Expos. Sa tour, la plus haute tour inclinée au monde (169 mètres), est l'oeuvre d'un architecte français et ne fut terminée qu'en 1987. On peut monter jusqu'en haut pour admirer la vue sur Montréal et le fleuve grâce à un funiculaire. Des visites guidées du stade sont proposées. Le Biodôme de Montréal est un musée unique au monde vivant unique au monde où sont recréés cinq écosystèmes: l'Arctique, la forêt laurentienne, le Saint-Laurent marin et la forêt tropicale Véritable et grand oasis au coeur de la ville, le Biodôme recrée les conditions naturelles de ces milieux, que l'on visite de façon autonome pour admirer la vie végétale et animale. Au détour de la randonnée, l'expérience offerte est chaque fois différente. Le Biodôme abrite des milieurs de plantes et d'animaux, dans des sites brillamment adaptés aux conditions de vie naturelles des espèces. Pour que cette grande collection vivante soit convenablement nourrie et soignée, le Biodôme a déployé d'impressionnante technologies et infrastructures discrètement dissimulées dans les décors et les sous-sols de l'édifice. L'insectarium de Montréal, situé sur le site du Jardin botanique, vous invite à la découverte d'une faune mystérieuse et méconnue, vivante et naturalisée : les insectes du monde entier! L'été, offrez-vous une promenade parmi les plus beaux papillons du Québec qui voltigent librement dans une volière extérieure. Au gré de chaque saison, le Jardin botanique et l'Insectarium de Montréal offrent de nombreuses expositions horticoles, entomologiques, artistiques ou culturelles qui ne manqueront pas de vous étonner. ©Tourisme Montréal Le planétarium Inauguré en 1966, il permet grâce à ses différents spectacles de comprendre et de connaître un peu mieux notre galaxie et ses étoiles. Sa salle de spectacles, le Théâtre des Étoiles, de 385 places assises, est surmontée d'un dôme hémisphérique de 20 m de diamètre et est équipé d'un projecteur géant de 2,3 tonnes. Le lieu historique national du canal Lachine Inauguré en 1825, il a accompagné la révolution industrielle du Canada. Agrandi entre 1843 et 1848, puis de nouveau en 1873-1874, il perdit son rôle de premier plan avec l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent. Il sera de nouveau ouvert à la navigation en 2002. La piste cyclable de 11,5 km qui le longe permet de se rendre de Montréal au Lac Saint-Louis à Lachine. Le lieu historique national du Commerce-de-la- Fourrure-à-Lachine Situé au bord du lac Saint-Louis, dans un vieux hangar datant de 1803, le lieu historique du Commerce-de-la-fourrure témoigne de l'époque où Lachine était le centre névralgique de la traite des fourrures. L'exposition présentée permet de revivre de façon interactive le temps de la Compagnie du Nord-Ouest et de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Kanesatake Environ 1 200 Mohawks vivent à Kanesatake située au bord du lac des Deux Montagnes, à 53 km à l'ouest de Montréal et dont le nom signifie « l'endroit où il y a du sable ». Ce serait les Micmacs qui auraient donné le nom de Mohawk à cette nation alors que les Français les appelaient Iroquois ou Agniers. En fait, les Mohawks étaient une des cinq tribus de la Confédération iroquoise dont les territoires étaient situés surtout dans l'État actuel de New York et la province de l'Ontario. Eux-mêmes se désignent sous le nom de Kanien'kahata, «le peuple de l'étincelle». Fiers et indépendants, les Mohawks, dont les territoires de chasse s'étendaient jusqu'à la rivière Richelieu, se heurtèrent vite aux Français, alliés de leurs ennemis algonquins et montagnais. Dès 1609, Champlain les affrontera sur les rives du lac qui porte son nom. Si l'état de guerre entre Français et Iroquois ne fut pas permanent, (ils traitaient et échangeaient des peaux malgré tout) il s'étend quand même sur deux longues périodes: 1641-1667 et 1684-1701, année de la grande paix de Montréal. C'est aux environ de 1669, que des Mohawks s'installent vers Montréal et notamment sur les rive du lac des Deux Montagnes. En 1714, une partie de ces terres est attribuée par le Roi de France aux Sulpiciens. Ces derniers s'y installent et tentent de christianiser la population. Dès 1780, les Mohawks revendiquent les terres. Deux fois, en 1853 puis en 1881, le gouvernement fédéral tente de relocaliser les Amérindiens ailleurs mais échoue. En 1908, trois chefs de Kanesatake déposent une poursuite contre les Sulpiciens, mais ils sont déboutés. En 1979, une revendication officielle des terres est faite et finalement rejettée en 1984. En fait, Kanesatake n'est pas une réserve officielle et les terres sont imbriquées dans celles du village voisin d'Oka. D'où des problèmes constants de territoire. Ainsi en été 1990, le déclenchement de ce qu'on a appelé la crise d'Oka. Un projet d'agrandissement d'un golf qui semble empiéter sur les terres mohawk met le feu aux poudres. Les «warriors» mohawks pillent certaines maisons d'Oka et montent des barricades pendant que leurs frères de Kahnawake, réserve située sur la rive sud du Saint-Laurent, bloquent le pont Mercier, une des voies d'accès à Montréal, obligeant de nombreux banlieusards à faire un grand détour. La crise, qui fait un mort parmi les policiers, mobilise ceux-ci et l'armée canadienne pendant plus de trois mois. Mais les Mohawks ne sont pas seulement réputés pour leurs relations tumultueuses avec les Blancs. Ainsi, dès le XIXe siècle, ils acquièrent vite une grande réputation comme ouvriers spécialisés dans la construction de structures d'acier en hauteur pour les ponts et les gratte-ciel. Ils ont ainsi participé, entre autres, à la construction du pont Victoria à Montréal, du pont de Québec, de l'Empire State Building. Aujourd'hui, le tourisme, une activité peu controversée à laquelle ils s'ouvrent depuis peu, leur permet de mieux faire connaître leurs coutumes et leur histoire et pourrait s?avérer un bon outil de développement pour leur communauté.
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