le fleuve St Laurent

Le fleuve Saint-Laurent la route des explorateurs Témoin de l'évolution commerciale de l'Amérique du Nord, le fleuve Saint-Laurent, le grand chemin qui marche, a d'abord vu glisser les canots amérindiens et les barques chargées de fourrures. Aux navires des explorateurs français ont succédé, au XVIIe siècle, les bâtiments des négociants et des armateurs qui ont transporté émigrants et marchandises vers le coeur de la colonie. Mais, avant d'entrer dans la modernité, le fleuve a vu naître une société. Le chemin de Canada Les pêcheurs basques et bretons qui ont précédé Jacques Cartier ont concentré leurs activités autour du golfe, entre Blanc-Sablon et Tadoussac. En 1534, l'explorateur malouin ne dépasse pas l'île d'Anticosti. L'année suivante, il s'engage sur le fleuve. Le 17 août, il se trouve à l'embouchure du Saguenay. Son journal de voyage reproduit une description du cours d'eau qu'il s'apprête à explorer : « Et nous ont lesditz sauvaiges certiffié estre le chemyn et commancement du grand fleuve de Hochelaga et chemyn de Canada, lequel alloit tousiours en estroissisant jusques à Canada (Québec) ; et puis, que l'on treuve l'eau doulce audit fleuve, qui va si loing, que jamays homme n'avoit esté au bout, qu'ilz eussent ouy ; et que aultre passaige n'y avoit que par basteault [...]. » La rivière qui ne vaut rien Jacques Cartier navigue sans difficulté jusqu'à la rivière Saint-Charles, près de Stadaconé. Donnacona et ses fils veulent le dissuader d'aller plus à l'ouest « pour ce que la ripvière ne valloyt rien ». Il appareille néanmoins le 19septembre 1535, puis il s'arrête à Achelacy (Portneuf) où : « ung grand seigneur du pays lui fait comprendre avec les mains et aultres sérimonyes, que ledict fleuve estoit ung peu plus amont, fort dongereulx, nous avertissant de nous en donner garde [...] ». Cartier poursuit son chemin jusqu'au 28 septembre, jour où il entre dans un grand lac formé par un élargissement du fleuve (lac Saint-Pierre). L'ayant parcouru de long en large et n'ayant pas trouvé d'ouverture assez sûre pour quitter le lac en navire, il utilise les barques qu'il a cru bon d'emporter. La route des trésors Du sommet du mont Royal qu'il a escaladé et nommé, il observe le «sault d'eaue » (rapides de Lachine) qu'il ne dépassera qu'à pied, et le fleuve, qu'il croit être la route de l'Orient qu'il recherche : « et voyons icelluy fleuve tant que l'on pouvoyt regarde, grand, large et spacieulx, qui alloit au surouaist [...]. » Les guides de Cartier lui parlent de monts et de merveilles ; ils évoquent l'existence de peuples qui travaillent le cuivre, l'or et l'argent. Ils lui disent qu'une autre rivière, l'Outaouais, conduit peut-être vers de riches contrées : « que lesdictz saultz passéz, l'on pouvoyt naviguer plus de troys lunes par ledict fleuve. Et oultre nous monstroient que le long desdictes montaignes, estant vers le nort, y a une grande rivière [...]. » Le nom du fleuve On a donné au fleuve Saint-Laurent plusieurs noms descriptifs qu'il ne porte plus. En 1535, au cours de son deuxième voyage, Jacques Cartier entend dire que le fleuve « va si loing, que jamays homme n'avoit esté au bout ». Lorsqu'il en décrit le cours, la profondeur et les abords, il affirme que le fleuve est le plus grand qu'on ait jamais vu. Il désigne ce cours d'eau sous les noms de grand fleuve de Hochelaga, chemin de Canada et de Grande Rivière. Champlain utilisera certaines de ces formules, ainsi que celle de Rivière de Canada. D'où vient donc le nom du fleuve ? On sait que le 10 août 1535, jour de la Saint-Laurent, Jacques Cartier attribuait le nom du saint à une baie de la Côte-Nord. L'erreur ou l'initiative d'un cartographe serait à l'origine du nom du grand cours d'eau. L'obstacle aux découvertes Lors de son troisième et dernier voyage, en 1541-1542, Jacques Cartier tente à nouveau de « voir et comprendre la façon des saults d'eau qu'il y a à passer pour aller au Saguenay », c'est-à-dire vers le royaume dont ses hôtes lui ont parlé en 1535. Le 11 septembre 1541, il est au pied des rapides de Lachine. Ne pouvant pas les remonter en barque, il accoste au rivage. C'est donc en marchant qu'avec ses gens et des guides amérindiens il observe les rapides. C'est à un autre voyageur que reviendra le mérite de traverser cet obstacle. Le 13 juin 1611, après s'être déjà buté aux rapides qu'il nomme Sault Saint-Louis, Samuel de Champlain les descend en canot. Les descendre est une chose, mais les remonter est une tâche impossible. Pour naviguer plus avant sur le fleuve, explorateurs, habitants et coureurs des bois vont continuer de portager le long des sentiers tracés par les Amérindiens. Au prix de cet effort, ils amorcent, dès 1613, l'exploration du continent du côté de la Nouvelle-Angleterre actuelle et du lac Ontario. À la fin du XVIIe siècle, les explorateurs français et canadiens ont percé les secrets des Grands Lacs, découvert le Mississippi et atteint le golfe du Mexique. En dépassant les rapides, et en empruntant l'Outaouais en direction du Témiscamingue, ils ont atteint la baie James et la baie d'Hudson.
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1. Bipolar Disorder (site web) 27/10/2012

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